06 - 08 th march > Atelier de Maryline Ferraroli, Art Studio, Shekou

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>>> Mise en bouche sucrée et présentation des toiles de Maryline Ferraroli
You wait this moment impatiently, I offer opportunity to get an outline of my painting in Casablanca on Tuesday 26,
(dessert tales - SWIC members only - reservation).
A l'occasion de Dessert Tales organisé par le SWIC, Mardi 26 février, vous pourrez gouté les nombreux desserts sélectionnés et préparés par le restaurant
Casablanca à Shekou, Shenzhen et découvrir mes peintures avant une exposition privée programmée dans mon atelier début mars.
A se procurer absolument, dans une bonne librairie, la bande dessinée de Guy Delisle, SHENZHEN publiée par L' Association, ISBN 2-84414-035-1, 19 €

Indispensable, ce livre est une très bonne introduction pour comprendre, ressentir ce que nous vivons. Avec humour et légéreté, Guy Delisle raconte en 197 pages et au crayon en noir et blanc, son quotidien et les anecdotes de son séjour professionnel à Shenzhen.
Bien que les faits ont lieu en 1997, que depuis la ville a changé... et bien, pas tant que cela !
Le bruit, le trafic, les plateaux tournants dans les restaurants, la difficulté de se faire comprendre et de communiquer... les petites choses du quotidien qui vous énervent et l' INCOMPREHENSION.
J'aimerai pouvoir y glisser quelques images... mais les droits d'auteurs... vous connaissez ?
Alors en attendant je vous livre quelque passages de cette BD qui traduisent bien la réalité de 2007:
OUI, nous faisons bien la queue devant les ascenseurs le matin, et même qu'il y a ceux pour les 5° étages, puis ceux qui se rendent au milieu, et ceux tout en haut... il faut bien gérer les flux !
OUI, les chinois font la sieste n'importe où, couché sur leur bureau, sur un morceau de planche dans la rue ou dans une brouette. Même parfois en travaillant, c'est à dire dès que c'est un peu calme, que vous avez le dos tourné.
OUI, à Shenzhen, il y a toujours une grue dans votre champ visuel, et pas de soucis, les travaux ne s'arrêtent jamais, de jour comme de nuit, toute la semaine.
OUI, ce qui est visible ne l'est pas forcément. Ceci n'est pas une pipe ! Un bouton thermostatique de climatisation n'est peut-être pas un variateur qui commande la climatisation. Tout n'est qu'apparence...
OUI, difficile de s'y retrouver entre le vrai et le faux, fausses montres, faux sacs, mais aussi fausses cigarettes, faux ferrero rocher, fausse eau minéral...
>>> C'est pas simple
Aujourd'hui, ça fait parti du passé, mais chose promise, voilà quelques photos pour illustrer nos déboires. Après des semaines de retard, bloqués à la douane de Hong
Kong, voici nos cartons... via air. Heureusement qu'ils sont partis en septembre et qu'ils devaient arriver début octobre pour notre installation...

Il est certain que la barrière de la langue n'a pas facilité les choses. Mais après quelques heures de réunion à essayer de comprendre cette situation bloquée, papiers manquants,
affaires prohibées, permis de travail non acquis... Nous restames malheureusement sans solutions.
Finalement, en payant, tous s'arrange en Chine, des taxes, sur tout, parfums, médicaments, alcoolhs.

Bien entendu, les affaires cassées, tordues, rayées n'ont pas été prises en charges.
Une fois nos affaires arrivées, nous avons pu prendre possession de l'appartement, s'installer.
C'était en décembre.
>>> Parchutés à Shenzhen, c'est où??
Vous l'attendiez... le voilà !
Si vous êtes là, c'est que vous avez l'adresse, c'est déjà bien.
Pourquoi Strasbourg-Shenzhen? Nous avons pensé que ce titre résume bien notre départ, notre voyage, notre expatriation, puisque nous sommes en transit, entre deux endroits pour le moment, que nous comparons l'un à l'autre car nous découvrons au quotidien, la Chine et surtout Shenzhen.
Pour que vous sachiez ou nous sommes et que nos futurs connaissances apprennent d'où nous venons.
Tout d'abord, un peu de géographie:
Shenzhen est une ville qui se trouve au bord de la mer de Chine, dans la baie de Hong kong.
On y trouve le plus grand port de Chine, face à Daya Bay à l'est et à l'embouchure de la rivière des Perles à l'Ouest.
Shenzhen a aussi une frontière commune avec Hong Kong, au nord-est, près du quartier Lohu.
En 1979, Shenzhen fut la première zone économique spéciale ouverte aux investisseurs étrangers, ce qui explique sa croissance fulgurante, autant géographiquement que démographiquement.
Pour une description plus complète, voici la définition de wikipédia.org
Shenzhen (深圳 ; pinyin : Shēnzhèn ; Yale : sàm jan ; Penkyamp : sam1 dzan3) est une ville de la province du Guangdong en Chine. Le mandarin, la « langue commune » a remplacé le Cantonais (Traditionnellement parlé localement), car les habitants affluent des quatre coins de la Chine et parlent tous un dialecte différent. Depuis 1970, c'est l'une des villes qui a la plus forte croissance démographique et économique de Chine. La population de la ville est d'environ 1 245 000 habitants, et l'agglomération de 4 686 000. L'agglomération de Shenzhen est au cœur d'une zone urbaine de plus de 10 700 000 habitants avec Xianggang (Hong Kong).
Située à la frontière de la région administative spéciale (RAS) de Xianggang (Hong Kong), à l'embouchure de la rivière des Perles sur la mer de Chine, cet ancien village de pêcheurs est devenu, grâce à son statut de zone économique spéciale (ZES), une ville d'affaires géante, regroupant tous les secteurs des hautes technologies, tout en gardant un aspect vert.
C'est la seule ville en Chine constituée d'une minorité de locaux (moins de 5% de la population), la majorité de la population provenant de diverses provinces de Chine : un melting-pot unique en Chine. C'est également la seule ville en Chine ou les femmes sont plus nombreuses que les hommes : elles sont plus appréciées que les hommes par les gestionnaires d'usines. On estime a un tiers la part de la population « flottante » et non déclarée, c’est-à-dire sans une carte de résident ou hukou valide.
Shenzhen est aussi la ville ou se retrouve la plus forte concentration de « bao er nai », concubines ou « deuxièmes femmes » chinoises. Les travailleurs en provenance de Hong-Kong ont commencé a entretenir des femmes lors de leur passage en Chine continentale, avant que ce phénomène s'étende aux Taïwanais, aux Macanis et enfin aux Chinois continentaux eux-mêmes.
Voilà, maintenant vous situez un peu où nous sommes, dans quel contexte nous vivons.
La suite de nos récits dans les futurs articles.
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