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Articles de presse

Samedi 10 février 2007

>>> Les bourgeois de Shenzhen

 

 

C'est ici qu'a commencé, il y a vingt-sept ans, le fabuleux boom économique du pays. Dans cette zone spéciale proche de Hongkong, les membres de la classe moyenne sont plus nombreux qu'ailleurs. Et certains, aujourd'hui, réclament la mise en œuvre de réformes politiques

 

 

Voilà quelques années, les copropriétaires d'un immeuble de Shenzhen, dans le sud de la Chine, étaient furieux contre la société chargée de la gestion de leur résidence. Ils souhaitaient installer, au pied de la tour, quelques appareils de gymnastique pour les personnes âgées. Mais l'équivalent local du syndic, une entreprise d'Etat, semblait peu pressée d'agir. Excédés, les copropriétaires encouragèrent l'un des leurs, Wu Haining, un chef d'entreprise, à se présenter aux élections locales. «Pendant longtemps, explique Wu, personne ne s'est vraiment intéressé à la démocratie. Dans notre pays, le Parti communiste dirige seul, au point qu'il se confond avec le gouvernement. Alors, à quoi bon?»

 

 

  © JSI


 

 

Mais les réformes des années 1980-1990 ont donné naissance à une catégorie inédite de citoyens: celle des propriétaires. «Désormais, poursuit Wu, plusieurs millions de Chinois possèdent leur logement. Et ils y tiennent, comme il se doit. Or les propriétaires ne disposent d'aucun canal pour exprimer leurs revendications, car les membres des assemblées populaires locales [conseils municipaux] se contentent d'appliquer les directives du gouvernement.»

 

 

En Chine, la loi autorise en principe tous les citoyens à se présenter aux élections locales. En pratique, toutefois, les sièges sont occupés par des membres du Parti, dûment approuvés. Qu'importe. En mars 2003, Wu Haining se porte candidat. Il fait imprimer des affiches, qu'il pose dans les rues de son quartier. Patron d'une usine de pièces mécaniques, il se présente aux électeurs de sa circonscription: «Je suis chaleureux et j'ai bon cœur, écrit-il dans sa profession de foi. Je ne suis pas égoïste. J'oserai penser, parler et agir en fonction de vos intérêts. Je pense que les représentants du peuple doivent dire la vérité, décider en toute indépendance. Car ils ont des responsabilités vis-à-vis des citoyens. (...) Chef d'entreprise, je suis autonome sur le plan économique et social. C'est pourquoi j'ose dire des choses vraies. Et je paie des impôts, ce qui m'autorise à revendiquer certains droits auprès des dirigeants de l'administration.»

 

 

La candidature de Wu n'aura pas eu de suite: des manœuvres de dernière minute, à l'en croire, ont permis à un rival, désigné par le Parti, de l'emporter. Mais son initiative n'est pas isolée. Et ce n'est pas un hasard, sans doute, si sa curieuse campagne électorale s'est déroulée à Shenzhen.

 

 

Une croissance annuelle moyenne de 28%

 

Située à deux pas de Hongkong, cette métropole de près de 15 millions d'habitants est, à bien des égards, «la plus ancienne des villes nouvelles» de Chine. C'est ici qu'est née, il y a vingt-sept ans, sous l'impulsion de Deng Xiaoping, la première «zone économique spéciale» du pays - un lieu où les entreprises étrangères peuvent investir, sans subir le poids de la législation en vigueur dans le reste du territoire. L'extraordinaire développement des régions côtières a eu Shenzhen pour origine, au point que l'agglomération a ensuite servi de modèle pour des dizaines d'autres. En Chine, les statistiques fiables sont rares, mais il suffit de se promener le long des larges avenues encombrées du centre-ville, à l'ombre des gratte-ciel en verre, pour constater l'incroyable boom économique de cet ancien village de pêcheurs. Depuis 1980, selon les chiffres de la municipalité, la croissance annuelle moyenne y serait de 28%! Plus que Shanghai, sans doute, partie plus tard dans la course, Shenzhen représente l'avenir de la Chine.

 

 

Un succès si phénoménal a son prix. De nombreux habitants se plaignent de la pollution. La criminalité serait plus élevée qu'ailleurs. Surtout, une large majorité de la population vit sur place dans une illégalité plus ou moins tolérée: ces migrants venus d'autres régions à la recherche d'un travail, souvent installés depuis plusieurs années, occupent des logements précaires, quand ils ne dorment pas tout bonnement dans une baraque de chantier, sans bénéficier de la moindre protection sociale (lire l'encadré).

 

 

Deng l'architecte

 

Dressée au sommet d'une colline, dans le parc du Mont Lianhua, la statue en bronze de Deng Xiaoping attire chaque jour de nombreux touristes. Haute de 6 mètres, elle représente l'ancien secrétaire général du Parti communiste chinois souriant, la démarche alerte. Les plis de son manteau, grand ouvert, semblent flotter dans le vent. Deng, pour tout dire, apparaît comme un employé qui se rend au travail, plutôt heureux de son sort. Une représentation choisie à dessein. Car le monument est dressé face aux bâtiments de l'administration municipale. Or Deng Xiaoping est, plus que tout autre, le père de Shenzhen. Dirigeant du pays de facto entre 1977 et le début des années 1990, c'est lui qui a encouragé la création des zones économiques spéciales, dont Shenzhen constitue, depuis 1980, l'une des réussites les plus spectaculaires. «Ici, explique un universitaire, nous disons parfois que Shenzhen est l'enfant de Hongkong et de Canton, les deux métropoles les plus proches. Mais notre ville a été conçue à Pékin, ajoutent les habitants. Et la semence était de Deng Xiaoping!»

 

 

Un bon marxiste ne s'y tromperait pas: le développement d'un tel sous-prolétariat urbain, alors même qu'une minorité s'enrichit à vive allure, pourrait augurer de quelques bouleversements. Mais le développement de Shenzhen a surtout permis, pour l'heure, l'émergence d'une importante classe moyenne. Au point que la cité est l'une des plus «bourgeoises» de Chine, à en croire les chiffres de l'Académie des sciences sociales. Ces nouveaux riches doivent leur fortune au secteur privé: «La plupart sont jeunes, souligne l'universitaire Liu Kaiming, directeur de l'Institut d'observation contemporaine. Beaucoup n'ont jamais fréquenté l'université et ils estiment qu'ils ne doivent pas grand-chose au gouvernement. La politique ne les intéresse pas a priori, car ils sont motivés avant tout par l'argent. Mais ils se sentent indépendants.» Ce qui constitue, en soi, une attitude politique dans un pays comme la Chine.

A Shenzhen, ces membres de la classe moyenne donnent de la voix. Certains ont fait campagne afin d'empêcher la construction d'une autoroute au cœur d'un quartier résidentiel. Un groupe a obtenu le départ des représentants de l'Etat des chambres de commerce. Et une femme s'est même offert une publicité, dans un journal de la ville, afin d'interpeller les élus de l'Assemblée populaire! Beaucoup, enfin, font part sur Internet de leur colère ou de leurs déceptions. Malgré la censure, sites et blogs permettent des échanges politiques à caractère privé.

Dans les salons de Pékin ou sur le campus de l'université de Canton, les débats sont souvent idéologiques ou abstraits. A Shenzhen, une ville plus jeune et innovante, les membres de la classe moyenne font preuve de pragmatisme. Au point qu'une association indépendante, Interhoo, se donne pour tâche principale de réfléchir à la politique municipale. Outre un rapport annuel, le groupe publie des études thématiques et organise des débats sur la Toile: quelque 6 000 personnes participeraient à ses forums.

«Depuis cinq ou six ans, les habitants de Shenzhen s'intéressent de plus près à la politique, à l'économie et à la culture, souligne Jin Cheng, ancien journaliste et cofondateur d'Interhoo. Nous transmettons des propositions à l'administration, sur des sujets aussi variés que l'urbanisme ou la lutte contre l'insécurité, et plusieurs ont déjà été adoptées. Tout cela a commencé il y a une dizaine d'années, quand les nouveaux propriétaires se sont réunis, immeuble par immeuble, et ont échangé leurs impressions sur la qualité des services publics, par exemple.» Pour la plupart des participants, c'était la première fois que des décisions étaient adoptées librement, à l'issue de scrutins où un homme égale une voix! «Et nous n'avons encore rien vu, reprend Jin Cheng. Car les syndicats de copropriétaires n'ont pas de personnalité juridique. Il leur est impossible d'intenter un procès, par exemple. Mais dans dix ans, qui sait?»

 

 

Les migrants, un sous-prolétariat oublié

 

Parmi les quelque 12 à 15 millions d'habitants de Shenzhen, plus de 10 millions sont installés de manière illégale. Migrants, ils sont venus d'autres régions de Chine à la recherche d'un emploi. Sans eux, la cité n'existerait pas: ouvriers sur les chantiers de construction, des années durant, ils sont les bâtisseurs de Shenzhen. La ville attire toujours une main-d'œuvre peu ou non qualifiée. Mais le profil typique du migrant de Shenzhen a évolué: c'est une femme, souvent, âgée de moins de 30 ans, employée dans une usine. Tous vivent sans hukou, le précieux certificat de résidence qui donne accès à une certaine protection sociale et au droit de vote.
En l'absence de hukou, surtout, il est impossible d'inscrire ses enfants dans une école publique. Des associations étrangères de défense des droits de l'homme ont dénoncé les conditions de travail des migrants dans les usines de sociétés telles que Nike ou Adidas, ainsi que chez leurs fournisseurs. Depuis lors, un Institut de l'observation contemporaine, créé à Shenzhen, veille à la mise en place de «mécanismes de négociation» dans les usines qui en font la demande. «Nous ne sommes pas un syndicat indépendant», prend soin de préciser Liu Kaiming, son directeur.

 

 

Ceux qui possèdent déjà leur logement ne sont pas les seuls à s'exprimer. Zou Tao, un grossiste spécialisé dans la vente de matériel de golf, s'est attiré l'attention du pays tout entier, l'année dernière, en appelant au boycott du marché immobilier. Son blog, NoBuyHouse [PasD'achatDeMaison], a attiré en quelques jours plus de 100 000 signatures de soutien, avant sa fermeture par les autorités. «A Shenzhen, rappelle-t-il, le prix des appartements augmente en moyenne de 30% par an. Pour une majorité d'habitants, une vie entière de salaire ne suffirait pas pour acquérir un toit! Les promoteurs spéculent à la hausse, avec l'aide d'élus locaux. Je suis bien décidé à me présenter aux élections. Et Shenzhen est l'endroit idéal pour cela. Nous sommes une zone économique spéciale. Pourquoi ne serions-nous pas une zone politique spéciale? Que Pékin teste ici des réformes en grandeur nature.»

 

 

Le projet a déjà été envisagé, à dire vrai. «Au début des années 1980, des réformistes au sein du gouvernement central ont envisagé d'instituer, à Shenzhen, le multipartisme et la séparation des pouvoirs, comme à Hongkong», explique Zhou Junmin, chercheur à l'Institut de développement de la Chine, un centre d'analyse local. «Mais, à l'époque, la priorité était de manger. Et l'ouverture économique s'imposa aux dépens du reste.» Il n'en a plus jamais été question depuis. Les manifestations pacifiques de la place Tiananmen , en 1989, suivies d'une répression sanglante, donnèrent la part belle aux conservateurs au sein du Parti.

 

 

«Tant pis si je ne vois pas la démocratie de mon vivant»

 

Li Hongguang a vécu de près la période de la tentation réformiste, voilà plus de vingt ans. Alors tout juste sortie de l'université, la jeune femme, sollicitée par la municipalité, a prôné une politique publique plus ouverte. «Hélas, dit-elle, j'ai dû me résigner au fait que la ville perde sa capacité de réforme.» Dans les années 1990, elle quitte le gouvernement et rejoint une entreprise de production de gaz.

 

 

Avec le temps, surtout, Li Hongguang a mis son expertise au service des particuliers. De simples citoyens lui demandent d'intervenir: «L'autre jour, par exemple, j'ai dû protester pour un homme qui s'est vu infliger une amende de 200 yuans [20 euros] alors que sa voiture était arrêtée à un feu rouge!» Le policier cherchait manifestement à empocher la somme. A d'autres reprises, ce sont des avocats qui pensent avoir épuisé tous les recours légaux qui s'adressent à Mme Li: «Je sais à quelle porte il faut frapper. Je connais les rouages du gouvernement de l'intérieur. Sans contacts personnels au sein de l'administration, les démarches peuvent être longues et complexes. C'est ce qui m'exaspère. Nous, les citoyens, nous manquons d'interlocuteurs au sein de l'Etat.»

 

 

N'y tenant plus, Li Hongguang a payé de sa poche l'insertion d'une publicité, le 26 mai 2005, dans le grand quotidien local. Dans son texte, elle dressait une liste de 12 problèmes liés à la ville, de la pollution de l'air au prix excessif des courses de taxi. Et demandait aux élus de l'Assemblée populaire, avec une impertinence peu courante, comment ils comptaient y remédier. «Il a fallu que j'en arrive là pour que les noms et les numéros de téléphone de nos députés soient enfin rendus publics!»

 

 

Cette femme hors du commun a la quarantaine, un regard pétillant, et les gestes précis de celle qui ne s'en laisse pas conter. Elle ne verra pas la démocratie en Chine de son vivant, annonce-t-elle. «Mais cela n'a pas d'importance. Il faut pousser. Les Chinois sont comme ça: nous ne nous plaignons pas, mais nous continuons à avancer. L'année dernière, quand je suis allée chercher ma carte d'électeur, le fonctionnaire m'a indiqué à quel candidat je devais donner ma voix. C'est une farce, quoi. Alors, j'ai préféré rendre la carte... Voilà près de cent ans que nous avons commencé à nous battre contre la société féodale. Ce sera long, naturellement, mais nous devons œuvrer, au-delà du bien-être économique, pour un système politique moderne. C'est la responsabilité de ma génération.»

LEXPRESS.fr du 08/02/2007
envoyé spécial Marc Epstein, avec Séverine Bardon

Par Marc Epstein, Severine Bardon - Express
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Vendredi 1 juin 2007
Même si la Chine n'a pas bâti sa réputation à l'export sur les produits alimentaires et pharmaceutiques, elle en écoule tout de même pour 30 milliards de dollars (22,3 milliards d'euros) par an à l'étranger. Les récents scandales concernant ce type de produits dont certains composants empoisonnés provenaient de la République populaire risquent en tout cas de renforcer la méfiance à l'égard du "made in China".

 En 2006, peut-être une centaine de personnes seraient mortes au Panama après avoir ingéré du sirop contenant du glycol de diéthylène, un solvant industriel utilisé, entre autres, dans la fabrication d'antigel. Une usine chinoise de la province du Jiangsu qui prétendait produire de la glycérine aurait remplacé cet inoffensif sirop avec le poison afin de faire baisser ses coûts de production... Plus récemment, les autorités panaméennes et celles de la République dominicaine ont annoncé avoir trouvé des traces de ce même glycol de diéthylène dans 6 000 tubes de dentifrices fabriqués en Chine et vendus sous le nom de "Mr cool" et "Excel".

 

UNE LISTE ÉCOEURANTE

Le responsable de l'une des entreprises incriminées, Chen Yaozu, a reconnu qu'un tel solvant était utilisé mais a soutenu que, mélangé en petites quantités, il ne présentait aucun danger, les utilisateurs recrachant la pâte dentifrice. En outre, à ajouté M. Chen, le diéthylène n'est pas interdit en Chine.

Des agents du Bureau d'inspection de la sécurité pharmaceutique et alimentaire chinoise viennent de se rendre dans la province du Jiangsu pour mener une enquête.

Après une affaire de gluten de blé utilisé dans la composition de la nourriture pour animaux et qui a provoqué la mort milliers de chats et de chiens aux Etats-Unis après avoir été mélangé avec de la mélamine, une dangereuse substance chimique, la situation s'est dégradée entre Pékin et la Food and drug administration (FDA) américaine, chargée de la sécurité alimentaire...

Outre-Atlantique, plusieurs journaux viennent par ailleurs de révéler que 257 produits "made in China" ont été saisis le mois dernier à l'arrivée aux Etats-Unis : sachets de pommes lyophilisées contenant un produit chimique cancérigène, poissons chats surgelés dans une substance mélangée avec des antibiotiques interdits, sardines et coquilles saint-jacques conservées dans des emballages infectés par une bactérie, champignons mélangés avec des pesticides, telle est l'écoeurante liste publiée par le Washington Post... Après la révélation faite par les Panaméens, la FDA a interdit toute importation de dentifrices provenant de Chine.

Face à ce tapage médiatique, le gouvernement chinois s'efforce de dissiper les craintes et de faire taire les voix alarmistes. Une porte-parole du ministère des affaires étrangères, Jiang Yu, a rappelé que "la Chine attache une grande importance aux questions de sécurité alimentaire et est prête à travailler de concert avec la communauté internationale en la matière." De bonnes intentions qui ne seront sans doute pas suffisantes pour redresser l'image du pays en matière d'exportation de produits alimentaires.

Bruno Philip
Article paru dans l'édition du 29.05.07
Par le monde - bruno philip
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Vendredi 1 juin 2007
>>> Plusieurs millions de Chinois étaient sans eau potable jeudi après la contamination d'un lac important de l'est de la Chine par une algue, ont annoncé les médias d'Etat.


En raison de trop faibles précipitations, le lac Taihu, où est puisée l'eau de la ville de Wuxi (5 millions d'habitants), est à son plus bas niveau depuis cinquante ans, selon l'agence Chine Nouvelle.

Cela, conjugué à des températures élevées et à la pollution du lac dénoncée depuis plusieurs années, a permis la prolifération d'une algue bleue-verte qui menace la plupart des lacs chinois, souvent causée par le rejet de déchets non traités et de hautes concentrations en azote. "Les gens se plaignent que l'eau du robinet est teintée et sent fort au point de ne pas pouvoir se laver avec", a affirmé l'agence, en précisant que l'eau avait commencé à être nauséabonde mardi.

La télévision nationale a montré les résidents de Wuxi, ville industrielle à 130 kilomètres de Shanghai, envahissant les magasins pour acheter de l'eau en bouteille, et les étals parfois déjà vides des marchands d'eau, dont les prix ont flambé. Les autorités prévoient de provoquer une pluie artificielle pour aider à diluer les eaux du Taihu et ont déjà accéléré le débit des eaux du fleuve Yangtze acheminées jusqu'au lac.

Liés au développement économique rapide de la Chine depuis trente ans, les incidents de ce type sont fréquents en Chine où 70% des cours d'eau et lacs sont pollués. En avril, une partie de la région autonome du Guangxi (sud) avait été privée d'eau du robinet du fait de la présence de métaux lourds dans une rivière locale, tandis que dans la province voisine, cinq des huit usines de traitement des eaux de Canton, abreuvaient plus de 2,5 millions de personnes d'une eau dangereuse, polluée aux métaux lourds, ammoniaque, fluorure et bactéries fécales.

source yahoo, 01/06/2007

Par maryline
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Vendredi 1 juin 2007

>>> la croissance et les problèmes d'urbanisation

Imaginez un train qui tourne autour de Pékin, ne s'arrête jamais et auquel le passager accède par un "travelator", un tapis roulant à vitesse rapide. Ce mode de transport à lévitation magnétique ultrarapide, circulaire et hybride ferait le tour de la capitale, sur 65 km, entre le troisième et quatrième périphérique actuels. Il serait surélevé, dans une structure où seraient aménagées des zones commerciales et de détente. Baptisé D-rail, ce projet futuriste a été imaginé pour fluidifier les déplacements urbains par l'architecte hollandais Neville Mars et son équipe pluridisciplinaire de jeunes chercheurs.

Tous travaillent au sein de Dynamic City Foundation, une plate-forme de réflexion sur l'urbanisation de la Chine à l'horizon 2020. Car Pékin, ville-crêpe qui s'étend à n'en plus finir, souffre prématurément d'un trop-plein. De routes, d'aiguillages, de bretelles. "Quand vous additionnez tout le tarmac des périphériques de Pékin, vous obtenez près de la moitié de la surface de la ville, c'est obscène. A partir d'un certain point, les infrastructures nécessitent tellement d'espace qu'elles ne peuvent plus jouer leur rôle de connexion", explique M. Mars.

Autre réalisation virtuelle de la Dynamic City Foundation, la Beijing Boom Tower, une réflexion sur la densité, ou comment créer un ensemble urbain le plus compact possible. Le résultat est un "quartier vertical" de 200 mètres de haut, dont les constructions - certaines sont l'équivalent de villas de luxe, d'autres, de logements bon marché - s'élancent vers le ciel d'un socle commun géant et multifonctionnel de sept niveaux. D-Rail et Beijing Boom Tower ont été imaginés comme des réponses hors normes au processus d'urbanisation chinois, dont la vitesse et l'échelle sont sans commune mesure avec ce que les autres pays ont pu connaître : en 2020, au moins 60 % de la population chinoise devrait vivre en ville, contre 45 % aujourd'hui. En d'autres termes, le pays va devoir loger entre 350 et 450 millions d'urbains supplémentaires en moins de quinze ans !

En 2003, un ministre chinois avait préconisé la création de 400 villes d'un million d'habitants d'ici à 2020. Dans la réalité, tout va tellement vite que plus personne n'ose avancer une cartographie prévisionnelle de l'urbanisation. "On est obligé d'être pragmatique, car toutes les prévisions des plans quinquennaux précédents ont été dépassées, explique Kuang Xiaoming, professeur à l'institut d'urbanisme de Tongji, à Shanghaï, et concepteur d'une trentaine de villes nouvelles. Déjà, on ne raisonne plus par objectifs chiffrés pour le nombre de villes ou le taux d'urbanisation. Car c'est un piège : des régions font tout pour parvenir au taux souhaité, mais ce n'est pas viable. En outre, il n'y a plus de politique applicable à tout le pays, car il y a trop de différences. Pour les parties plus riches du pays, les zones côtières, on raisonne maintenant en groupes de villes, en "conurbation"", poursuit l'urbaniste.

De grands ensembles sont impulsés par des politiques volontaristes. Des villes écologiques vitrines, comme Dongtang, prévue pour 2010, surgissent pour répandre la bonne parole environnementale. De nouvelles mégacités sont créées par pure décision administrative, comme Chongqing, arrachée en 1997 à la province du Sichuan pour en faire une des quatre municipalités autonomes du pays. Autre projet d'envergure : l'agglomération des villes de Pékin, Tianjin et de la province de Hebei, sur le modèle d'un grand axe et de trois ceintures de villes. Mais le projet, lancé et relancé depuis plusieurs années, a du mal à rééquilibrer l'hypertrophie de Pékin. "On n'a plus peur des très grandes villes, mais il va falloir beaucoup mieux les organiser", reconnaît Li Shantong, du centre de recherche en urbanisme du Conseil d'Etat.

Car les résultats actuels sont pour le moins inégaux. "A Pékin, l'urbanisation est impitoyable, on se trouve avec un mur de tours qui délimite parfaitement la ville. Et puis plus rien, décrit Neville Mars. Un peu plus loin, une zone suburbaine redémarre, avec un mélange de villages semi-urbanisés, qui créent des zones en lobes, aux contours flous et anarchiques." Pour l'architecte, ce chaos architectural est directement lié "à la transformation de la Chine d'un système de planification centrale à cette approche hybride qu'est l'économie socialiste de marché. A Pékin, seules trois des treize villes-satellites prévues ont vu le jour. La situation est paradoxale. D'un côté, la Chine continue à générer à la pelle des plans très détaillés (zones high-tech, quartiers d'affaires), de l'autre, une kyrielle d'initiatives privées ou locales engendre une expansion de la ville dans des directions totalement imprévues."

Pour éviter de se faire dépasser, le gouvernement chinois tente encore de freiner le processus d'exode rural en investissant dans les provinces de l'intérieur du pays. Une orientation annoncée comme prioritaire depuis 2006. "La construction de ce que le gouvernement appelle les nouvelles campagnes socialistes a clairement pour but de retenir les paysans", constate Kuang Xiaoming. Autre mode de régulation, le hukou (permis de résidence) rural, que possèdent les paysans, est difficilement transformable en hukou des villes.

Cependant, en empêchant les travailleurs migrants de s'installer en ville, ce système les force à habiter en dehors, ou à être nomades, contribuant à fragmenter et fragiliser le tissu périurbain. Ces populations "flottantes" approchent déjà les 4 millions à Pékin et à Shanghaï, qui contrôlent au plus près leur numerus clausus de résidents. "Il ne faut pas croire que l'urbanisation en Chine, ce seront des centaines de millions de paysans qui gagnent les villes", prévient Neville Mars. "En réalité, les villes sont déjà en train de se construire d'elles-mêmes : les villages s'étendent, par milliers, souvent à moins de 1,5 km de distance les uns des autres. Quand, dans quelques années, les revenus des foyers atteindront 6 000 dollars par an, le seuil pour l'achat d'une automobile, vous aurez un vaste réseaux de villages qui se transformera en économie urbaine."

Cette effervescence non étatique, ces initiatives qui viennent de la base dans les replis des conurbations, à la lisière des banlieues ou dans les campagnes sont pour l'instant ignorées ou minimisées par le gouvernement. Celui-ci pense qu'il pourra toujours planifier, modifier, démolir, contrôler à volonté. A voir les protestations de plus en plus violentes que suscitent les expulsions de petits propriétaires ou la fusion arbitraire de communes, les grands ordonnateurs chinois ne sont pas au bout de leurs surprises, d'ici à 2020.

Brice Pedroletti, Le Monde, 28 mai 2007

Par brice pedroletti
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Jeudi 7 juin 2007

>>> Evolutions des préoccupations

Encadrés par un cordon de policiers, ils avancent lentement sur une grande avenue de la ville baignée par le soleil : "Protégeons la ville de Xiamen", "Protégeons nos enfants", lit-on sur des banderoles rouges. Sur les trottoirs, on applaudit au passage des manifestants, au nombre de 7 000 selon la presse de Hongkong. La foule scande "Servez le peuple !" en référence au slogan ("Servir le peuple") qui orne tous les bâtiments officiels en Chine. Capturées sur téléphone portable, les dizaines de clips vidéo de cette rare manifestation antipollution, qui a eu lieu vendredi 1er juin à Xiamen, ville portuaire de la province du Fujian située en face de Taïwan, circulent en Chine sur Internet.
Si les campagnes sont régulièrement le siège d'émeutes antipollution, il est inédit qu'une telle manifestation ait lieu dans une grande ville, et a fortiori à une date aussi proche du 4 juin, anniversaire des événements de la place Tiananmen.

Ancien comptoir occidental connu sous le nom d'Amoy, l'île de Xiamen est, depuis les années 1980, une zone économique spéciale de 2 millions d'habitants, au niveau de vie élevé. La population est descendue dans la rue pour s'opposer à la construction d'un gigantesque complexe pétrochimique destiné à produire du paraxylène, une substance utilisée dans la fabrication des polyesters et dangereuse pour la santé de ceux qui y sont exposés sans protection. Mercredi 30 mai, au terme d'une vaste campagne de SMS, le vice-maire avait déclaré que le projet était temporairement suspendu. Sceptiques, les habitants veulent plus d'assurances de la part d'un gouvernement local qui n'avait pas prévu de les consulter.

 "BOMBE ATOMIQUE"

Depuis plusieurs semaines, les habitants de Xiamen ont organisé la plus grande manifestation par messages électroniques du monde, s'échangeant, selon l'agence Chine nouvelle, près d'un million de SMS de protestation, tels que : ce projet "est l'équivalent d'une bombe atomique sur Xiamen. De nombreuses personnes vont souffrir de leucémies". Révélée à l'origine par le Nanfang Dushi Bao, le journal progressiste de la province voisine du Guangdong, la nouvelle de cette fronde n'a pourtant pas fait les gros titres en Chine, où les médias ont pour consigne d'éviter le sensationnalisme autour d'un mouvement protestataire.

Décrit comme le plus gros projet industriel de l'histoire de Xiamen, ce complexe pétrochimique nécessitant un investissement de 1,4 milliard de dollars devait se trouver dans l'arrondissement de Haiceng, une zone prioritaire pour les capitaux en provenance de Taiwan située sur la partie continentale de Xiamen. A l'origine, la Tenglong Aromatic PX, entreprise à capitaux taïwanais, était censée s'installer à 7 kilomètres de l'agglomération. Mais les premières habitations sont désormais à 1 500 mètres du site retenu...

Celui qui, à Xiamen, a le premier donné l'alerte s'appelle Lian Yue. Contributeur régulier du Nanfang Dushi Bao et auteur d'un des blogs les plus caustiques qui soient sur le système politique chinois, il s'aperçoit, en mars, que le projet vient d'être l'objet de débats lors de la session annuelle de la Conférence consultative politique du peuple, une assemblée sans pouvoir de décision. Cent cinq députés, menés par un ingénieur, ont dénoncé les dangers cachés d'une telle implantation, qui a été approuvée par la toute puissante Commission du plan. Un article de la revue économique China Business fait savoir que la SEPA, l'Agence de protection de l'environnement, n'a eu aucun moyen de stopper le projet. L'information reste confidentielle et à Xiamen, personne n'est au courant de la polémique.

Lian Yue décide d'alerter les habitants en lançant sur son blog un appel à la résistance civile en 6 points dont voici le début : "1. D'abord, n'ayez pas peur. Discuter d'une proposition de la Conférence consultative du peuple n'est pas un crime et on ne vous arrêtera pas. 2. Si vous avez un blog, reproduisez l'article du China Business. Ce n'est pas un crime de le faire. 3. Si vous avez peur de le faire, parlez-en à vos amis, vos collègues, vos connaissances. 4. Si vous avez toujours peur, n'en parlez qu'à vos proches..." Les échos de son blog se répercutent largement sur Internet. Les habitants créent un blog collectif de protestation, tandis que des graffitis sauvages disent non au paraxylène. Le téléphone arabe, version électronique, fera le reste. Lian Yue, qui n'a pas répondu à nos e-mails, serait, selon la presse de Hongkong, assigné à résidence depuis deux jours.

Brice Pedroletti
Article paru dans l'édition du 05.06.07
Par Brice Pedroletti - Le Monde
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Jeudi 7 juin 2007

>>> Changement des mentalités

Un nouveau sondage démontre que deux chinois sur trois pensent que le sexe hors-mariage est acceptable, reflétant une évolution libéraliste telle que nous le décrivions récemment dans la partie magazine. Le sondage, conduit par l'Institut de socio-sexologie de l'Université de Renmin, a exploré les changements de l'attitude sexuelle depuis 2000 selon une dépêche à ce sujet de Xinhua ce mardi.

Parmi 6 010 répondants de 21 provinces différentes, 63,80% indiquent que le sexe hors mariage est acceptable et pas immoral. Le taux positif n'était que de 55,70% en 2000. La tranche d'âge des sondés va de 18 à 61 ans, hommes et femmes. Un peu plus de 60% des femmes sondées indiquent que le sexe hors mariage est acceptable (+11,30% par rapport à 2000), Xinhua ne donne pas les résultats des pensées masculines.

Deux tiers des seniors ne sont pas choqués par le sexe hors mariage, ce taux atteint 70% dans les couches aisées de la population. Pan Suiming, recteur de l'Université a indiqué que désormais 70% des intellectuels et des élites du pays acceptaient l'idée du sexe hors mariage, représentant le groupe ayant le taux le plus rapidement changeant. Mr Pan a indiqué que 30% seulement des célibataires de plus de 27 ans déclarent vivre sans sexe. Les responsables du sondage, que Mr Pan a supervisé, a interrogé des citoyens de différentes couches économiques.

Xinhua a par ailleurs indiqué que la Chine conduira prochainement son premier sondage officiel sur la vie sexuelle des seniors. Ce sondage, sera organisé par le Centre de Communication sur la Population chinoise et la compagnie pharmaceutique Eli Lily & Co. , et s'intéressera à l'intimité des couples âgés pour savoir si leur vie sexuelle est satisfaisante. Un récent sondage démontrait que, toute tranche d'âge confondue, 46% des chinois se déclarent heureux au lit, contre seulement 35% des femmes.

Par Tapei Soir, 06 juin 2007
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Jeudi 21 juin 2007
>>> Inondations meurtrières dans le sud de la Chine

Meizhou, dans la province de Guangdong. Des inondations survenues dans le sud de la Chine ont détruit près de 50.000 maisons, tué au moins 66 personnes et contraint plus de 500.000 autres à fuir la région.



Reuters China Daily - dimanche 10 juin 2007, 16h50


>>> Inondations dans le sud-ouest et le centre de la Chine: 36 morts

Des inondations et glissements de terrain provoqués par de fortes pluies ont fait 36 morts et 13 disparus dans le sud-ouest et le centre de la Chine, rapporte mercredi l'agence officielle Chine Nouvelle. Ces victimes s'ajoutent aux 128 décès enregistrés la semaine dernière après des inondations ailleurs dans le sud du pays.
Quelque 292.000 habitants des provinces de Sichuan, Guizhou (sud-ouest) et Hubei (centre) ont dû être relogés, selon le ministère des Affaires civiles. Les inondations ont noyé des terres agricoles, tandis que l'approvisionnement en eau potable, en électricité et les télécommunications ont été coupés par endroits. Plus de 17.000 habitations ont été détruites.
"La pluie continue de tomber dans ces régions et les risques de désastre vont s'accroître", selon un porte-parole du ministère des Affaires civiles.

AP
mercredi 20 juin 2007, 13h45


voir article inondation dans Shenzhen

Par AP
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Vendredi 22 juin 2007

>>> Voeu pieux ou réelle volonté de changement?

Le chef des services sanitaires chinois s'est engagé mercredi à renforcer les normes d'hygiène après une série de scandales impliquant la qualité et la salubrité de produits alimentaires et de consommation courante destinés à l'exportation.

Du dentifrice fabriqué en Chine a ainsi été refusé par plusieurs pays, de l'Amérique latine à l'Asie. Et selon certaines informations, de la farine de gluten chinoise mélangée avec de la mélamine chimique aurait causé la mort de chiens et de chats en Amérique du Nord. Les autorités sanitaires américaines ont rejeté d'autres produits venant de Chine: lotte toxique, anguille congelée et jus de fruit contenant des colorants non comestible.

"La Chine va accélérer sa mise aux normes sur les produits agricoles et dans le traitement des produits alimentaires", a assuré Liu Pingjun, patron des services sanitaires chinois, dans un communiqué publié mercredi sur le site Internet de l'administration générale en charge de la surveillance de la qualité.

Cette mesure intervient alors que la Chine est confrontée à des critiques de la communauté internationale concernant la sécurité de ses aliments et d'un grand nombre de ses produits avant les Jeux olympiques qui doivent avoir lieu à Pékin pendant l'été 2008.

La Commission américaine de sécurité des produits (CPSC) a annoncé la semaine dernière le rappel de plusieurs dizaines de trains électriques miniatures de la marque "Thomas & Friends Wooden Railway Toys", et a demandé aux clients qui en avaient achetés de s'en débarrasser immédiatement. Certains de ces trains, fabriqués dans le sud de la Chine, contenaient de la peinture toxique.

Selon M. Liu, la Chine avait 1.965 normes nationales pour la sécurité alimentaire fin 2006, dont 634 obligatoires, mais "ces normes avaient en moyenne 12 ans d'âge". Il a affirmé que l'objectif était de s'assurer que les normes chinoises se conforment désormais toutes aux normes internationales, et qu'aucune d'elles n'ait été émise depuis plus de quatre ans et demi.
M. Liu n'a pas dit quels étaient les problèmes concernant les normes actuelles, ni comment elles différaient des normes internationales.

La réaction de la communauté internationale aux carences que présentent les exportations chinoises a contraint le gouvernement chinois à réagir. Récemment, il a ainsi qualifié de dangereux au moins quatre produits américains, jugeant qu'ils ne répondaient pas aux normes chinoises en matière de sécurité.

Parallèlement, des responsables de la sécurité des produits alimentaires ont préconisé d'améliorer la surveillance sur le territoire chinois. Ils ont promis de mettre en place un système de rappel de tous les produits suspects d'ici la fin de l'année. Il s'agirait d'une première dans ce pays.

Des informations faisant état d'empoisonnement alimentaire ou de produits avariés sont quasiment quotidiennes en Chine. Dernier scandale en date: une société a été contrainte d'arrêter sa production après avoir été prise la main dans le sac: elle reconditionnait des boulettes de riz datant d'il y a deux ans...

En plus de ces problèmes alimentaires, la Chine est depuis belle lurette un champion mondial en matière de contrefaçon, notamment pour les vêtements. Selon les autorités américaines, ces exportations coûtent aux producteurs légitimes, dans le monde entier, jusqu'à 50 milliards de dollars par an de pertes en ventes potentielles.

AP-21/06/07

Par AP
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