Silence et Réflexion.
Quand on arrive à Shenzhen on a plutôt l'impression qu'il n'y a pas grand chose à faire, ni à voir. Cette ville qui a perdu son histoire et son charme est devenue une mégalopole en perpétuelle construction. Elle fut la première zone économique spéciale ouverte aux investissements étrangers en 1979 et depuis elle est devenue une zone industrielle.
A Shenzhen, il y a des buildings, des usines, des grands centres commerciaux et voilà !!
Vous trouverez aucun guide qui vous conseille de vous attarder ici.
Ben, nous, on y vit. Alors on trouve des choses à faire, à voir, et on vous en parle !
Shekou, quartier où nous habitons avec la plupart des expatriés, on fait le tour, en rond, des restaurants étrangers et bars ce qui nous permettent de garder le moral.Après avoir vu la bateau Mingua émergé dans un bassin artificiel (voir la photo, le monsieur qui nettoie le bassin), la place piétonnière à l' Européenne et les boutiques aux alentours... vous ne pouvez pas vous résigner à cette seule sortie du dimanche !
Alors il y a le shopping, les centres commerciaux avec la musique qui vous perce les tympans (les haut-parleurs sont prévus pour une chaîne stéréo et se retrouve dans la rue, à hurler leurs présences aux passants.
Ainsi, petit à petit, on rayonne, on découvre les différentes marques et magasins, catastrophe, il y a les marques, aux prix excessifs et puis la bagatelle, la pacotille, made in China. Difficile de trouver son bonheur.
On aura l'occasion de revenir sur cette expression "Made in China" qui ici à plus qu'un sens, c'est une vérité, une constatation... l'innévitable !
Bon alors, qu'est ce qu'on peut donc faire à Shenzhen?Prendre un bain de foule?
Oui, c'est ça. Il y a le SaiGe. Le fameux electronic center. Un quartier entier avec des buildings rempli de composants, de MP4, d'ordi, de brouaha et de crasse.
Le capharnaum du 21° siècle, c'est ici.
La pointe de la technologie, la succession de mini boutiques qui font une largeur de 1 mètre, le tout dans des buildings de 6 à 8 étages sans lumières. Les conditions de travail, nous le savons sont loin d'être idéales.
N' oublions pas la douce odeur de brochettes et de riz, car la dedans quand on rentre, on ne sait pas quand on sort, successions de dédales, de gadgets en tout genre, de logiciels qui ne sont pas encore sortis ou du dernier dvd de machin qui est en français et finalement en russe, des faux, de faux de tout et de rien, de l'utile à l'inutile, du produit de consommation à la bonne affaire. De la curiosité pour novice que nous sommes, LED, fibres optiques, trucs, machins, bidules...Petite précision qui n'est pas des moindres, nous avons acquit plusieurs MP4 que nous avons déjà échangés, une horloge, changée deux fois, une caméra IP, réparée 2 fois, un
boitier réseau, changé 1 fois... bref, si tu veux avoir des problèmes, achète au SaiGe, t'es sûr d'y retourner !(Ce n'est pas la porte d'à côté, nous sommes à environ 45 min de taxi).
Au passage, à tout lecteur à qui j'aurai donné l'envie que nous lui raménions quelque chose, autant lui dire de suite que c'est non, pas de service après-vente, nous ne pouvons pas assurer que le produit soit un vrai, la malefaçon n'est pas toujours visible et made in china le restera. Si malgré tout ces avertissements, le lecteur souhaite tenter l'expérience, quand il viendra, il ira, car moi, là, j'en puis plus... de la foule, des escalators débordants, du bruit, des lumières qui clignotent, des odeurs...
Les jours de beau temps, il y a le village des peintres DaFen. Ne me demandez pas qui a commencé à créer ce ghéto pour peintre, je n'en sais rien. D'ailleurs, oubliez de suite l'image buccolique du village alsacien, montagnard ou estival et les quelques ateliers par ici, par là. Non, nous sommes en Chine, pas de demi-mesure. ici, c'est l'industrie de la peinture. Tout sur place, matériel, pseudo menuisier, erztat de peintre à talents, machine de reproduction, grande imprimante. Disons que le petit village de DaFen est la logistique du marché de la mauvaise croute reproduite en série.Même le Chinese Art est pollué, hier une
galleriste nous a blablaté avec du Chinese Pop Art, ben voyons, difficile de s'y retrouver dans cette cacophonie visuelle et criarde.On aurait pu aussi acheter un pseudo Mao Pop Art, pour 5 euros. C'était drôle mais après réflexion sans intérêt.
Avec un oeil aguérit, vous pouvez trouver au fin fond d'un atelier ou derrière un tas de carton quelques oeuvres qui méritent d'être accrocher voir même sauver de la station de logistique et d'exportation pseudo art.
Nous avons acheté deux oeuvres d'un soit disant vieux professeur d'art au village. Ces peintures sont des vues de Hong Kong ou de Shanghai.
Des villes qui grouillent, ou se mèlent les étales, les publicités et les passants.
Où le gris se mélange aux couleurs vivent des enseignes.
Des peintures bien représentatives des villes de la Chine.

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